La première réunion maternage à la maison à eu lieu le 29 mai 2009.
Nous n'étions pas très nombreuses pour aborder le thème : choisir de rester à la maison ou retourner travailler.
Caroline et Gwladys sont les mamans qui pèsent le pour et le contre.
Pour témoigner, Aurélie est venue nous parler de son parcours.
J'ai évoqué mon parcours personnel et Céline, nous a aussi parlé de son cheminement vers l'idée de devenir maman à temps plein et de sa construction de projet d'accompagnement des futures
mamans.
Il est clair qu'au delà de la peur de la "rupture sociale", de ne plus faire que son ménage et l'entretien de la maison à temps plein, ou de ne plus avoir de moment pour soi, ou la crainte de vivre
"au crochet" de son homme, il demeure la problématique financière... à partir de combien d'enfants pouvons-nous rester à la maison? Cela est propre à chacune en fonction de ses revenus...
Le calcul est draconien:
1. Notre revenu, moins frais de gardes, moins frais de transports et restauration du midi, moins impôts sur les revenus, plus CAF (s'il y a un versement)
2. Versement CAF (il n'y a plus de frais de garde, plus de frais de transports et restauration, plus d'impôts car les versements CAF sont non imposables); nous pouvons prétendre à l'allocation
jeune enfant, le libre choix activité, l'allocation logement, l'allocation familiale; il faut faire les simulations, soit avec un conseillé CAF en s'y rendant, soit sur le site
www.caf.fr pour voir quels sont nos droits.
Financièrement, on peut rester à la maison quand le premier calcul devient égal ou inférieur au second ou si le seul revenu de chéri nous le permet.
Il y a une retraite même pour les femmes qui restent à domicile.
La peur de ne faire que de l'entretien de maison à plein temps est vite évincé avec l'occupation des enfants et les activités que l'on se donne. Si chéri nous fait le reproche de ne pas tout faire,
laissez le 24 heures avec les enfants, il comprendra qu'avec eux on ne peut pas tout faire et le travail que c'est que de s'occuper et d'élever nos bambins...
La crainte de l'ennui peut se résoudre en devenant active dans le monde associatif et dans la vie de quartier.
On arrive toujours à se planifier des moments pour soi, tant qu'on se l'impose comme l'esthéticienne, le coiffeur, etc.
Tant que l'on a une qualification, on ne dépend pas de chéri, on élève ses enfants (et c'est un sacré travail quand on tend à bien le faire) et si séparation il doit y avoir, il y a toujours de
l'entraide des amies et de la famille et en fonction de son diplôme il n'y a pas trop de difficultés à retrouver un travail.
A vous de choisir...
Nous sommes de tout coeur avec toutes celles qui aimeraient rester à la maison mais qui ne peuvent pas le faire et nous comprenons toutes celles qui n'envisagent pas de rester à la maison car
passionnées par leur travail...